Un appel de ma mère, à minuit
Douze heures de décalage, une mère qui oublie toujours lequel, et une conversation qui me fait du bien.

Il y a douze heures de décalage entre chez ma mère et chez moi. Elle le sait. Elle oublie quand même dans quel sens.
Ce soir, à minuit, mon téléphone a sonné. Elle voulait me montrer le coucher de soleil depuis la terrasse. Chez elle, il était midi. Elle a fini par comprendre en voyant mon plaid et mes yeux à moitié fermés.
On a parlé une heure. De mes cousines, du chien de la voisine, de la mer qui était calme ce jour-là. Elle m'a demandé si j'étais heureuse ici. J'ai dit oui, et c'était vrai.
Je n'ai pas réussi à me rendormir tout de suite. J'ai écrit un poème à la place. Sur Telegram, je vous dis lequel.
Le carnet de Emma